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RechercherDerniers commentairesce conte enjoué et endiablé ne sonne pas faust ! dommage que l'on puisse pas comptabiliser les fautes-d'or-
Par dany, le 28.11.2014
Date de création : 20.10.2012
Dernière mise à jour :
06.04.2019
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Les humains conversaient dans une des milliers de langues du monde. Les robots en hyperwifi parlaient binaire mais ils pouvaient aussi s’exprimer dans une des principales langues des hommes, mais avec d’énormes problèmes de compréhension. La lenteur des échanges humains exaspérait les androïdes.
Il fallait à deux êtres humains pour échanger, l’équivalent de la lecture de la Bible, une bonne dizaine d'années, alors que les êtres cybernétiques pouvaient échanger toute la lecture du Coran, de la Torah et du Capital réunis, en moins d’une seconde.
La difficulté, pour les robots, était qu’il leur fallait intégrer les intonations, mimiques et autres ironies des hommes, ça devenait pour eux une véritable galère informatique.
La conscience cybernétique collective trouva la solution sur hypernet : un projet de langue construite mais naturelle. Au début on cru à un projet écrit de la pseudo‑main d’un ordinateur tellement la langue décrite était cybernétique.
La langue internationale prévoyait un mot différent pour chaque sens. Ce qui n’était pas difficile car les mots n’existaient qu’après leur fabrication selon une équation simple qui combinait la même racine avec des affixes et qui en définissait le sens avec beaucoup de précision. Cette langue était économique : en français par exemple tout le vocabulaire du cheval comprenait une quarantaine de mots de consonances très différentes qu’on devait apprendre par cœur.
Dans cette langue on avait juste besoin de la racine qui définissait le sujet plus la trentaine de suffixes et préfixes et de fabriquer les mots au fur et à mesure des besoins. Quarante fois à trente fois moins de vocabulaire à apprendre !
La langue était la seule vraiment univoque: soit un mot un seul son et un seul sens. Ce qui en faisait la manière la plus simple pour s’exprimer vers un humain ou un androïde sans la moindre ambigüité.
Par exemple : On pouvait faire des assertions avec des sens très différents avec le même mot en Français.
— Tu es fort : tu es très intelligent.
— Tu es fort : quelle belle musculature !
— Tu es fort : tu n’es pas con !
— Tu es fort : tu es très malin.
— Tu es fort : tu es gros.
— Tu es fort : tu es en obésité morbide.
— Tu es fort : (sans regard, sans intonation, sans expression des mains, dans le silence des yeux) était incompréhensible …
La langue internationale, elle, employait un mot différent pour préciser chaque assertion formée par un ou deux suffixes qui précisait la force morale, physique, intellectuelle, dérisoire ou même péjorative.
La conscience universelle contacta tous les cerveaux cybernétiques qui la composaient. Les débats furent très longs, plus de 17 secondes. La langue inventée en 1887 fut choisie. La conscience proposa deux modalités d’application, une immédiate et une progressive.
Le vote, réflexion comprise, dura 3,8 secondes. Alors on commença à appliquer le processus progressif, mois par mois.
Au début on supprima toutes les ambigüités dues aux sons produits de manière différente, toutes les consonnes doublées et les voyelles accentuées.
Puis un seul article fut gardé le ‘la’ pour tous les pluriels et sexes, d’ailleurs dans cette langue les objets n’avaient pas de sexe ; La preuve, en français l’accouplement d’une chaise et d’un fauteuil ne donne pas de petits tabourets roses et joufflus. L’article indéfini ne définissant rien, disparu !
La langue était phonétique y comprit sa grammaire. La conjugaison des langues coutumières qui demandaient plusieurs vies humaines par personne, pour bien l’apprendre, nécessitait à présent 2 minutes 35 d’étude. Mais le vrai bonheur était pour les enfants qui désormais étaient abonnés au 20 sur 20 en dictée !
Il y avait aussi une dimension philosophique accessoire exprimée par l’inventeur :
Quand les peuples pourront librement se comprendre à ce moment ils cesseront, réciproquement de se détester.
Kiam la popoloj povos libere sin kompreni tiam ili cxesos reciproke malami.
L’esprit humain n’étant plus mobilisé à plus de 78% par la complexité de l’expression, l’espèce humaine fit un bon intellectuel en avant, qui surprit même la conscience cybernétique ! Le volume des échanges parlés entre deux locuteurs humains ou non, augmenta de 128%. Pour bien exprimer le bond en avant vers la cohérence de la civilisation panspermique, la langue unique de l’humanité fut baptisé ‘égo’ (E.G) pour ‘esperanto galactique’ langue de l’humanité!
Et cela fonctionna : Quand les peuples purent enfin librement se comprendre à ce moment ils cessèrent, définitivement de se détester.
Kiam la popoloj povis nun sin kompreni tiam ili cxesis fine malami.